Sir Rogers ambassadeur britannique auprès de l’UE a démissionné plutôt que prévu

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La BBC révèle que l’ambassadeur anglais auprès de l’UE a rendu sa démission.

Ivan Rogers avait indiqué que les pourparlers pour la sortie de l’UE pourraient durer plus longtemps que prévu. Elles doivent commencer avec l’utilisation de l’article 50, en mars.

Alors que nous sommes à trois mois du probable début du brexit, Sir Ivan Rogers, ambassadeur britannique auprès de l’Union européenne (UE), spécialiste de Bruxelles, où il représentait son pays depuis trois ans, a subitement annoncé qu’il démissionnait le mardi 3 janvier.

Son département a d’ailleurs envoyé un message dans l’après midi indiquant que M. Rogers « a remis sa démission de son poste de représentant permanent du Royaume-Uni auprès de l’UE plusieurs mois avant afin de donner la possibilité à son remplaçant d’être choisi avant que le Royaume-Uni ne brandisse l’article 50, à partir de la fin du mois mars. Nous lui sommes reconnaissants pour son engagement et l’ensemble du travail réalisé ces trois dernières années ».

Cet homme ouvert et prudent faisait partie des conseillers de premier ordre de l’ancien premier ministre David Cameron pendant les pourparlers de l’accord entre Londres et Bruxelles, qui a fini par être refusé par les électeurs britanniques en juin 2016. Connu pour être proche de M. Cameron, Sir Rogers avait été maintenu à son poste par Theresa May, la remplaçante de David Cameron au poste de Premier ministre, mais les révélations de la BBC ont eu raison de sa démission.

Des conseils qui ont choqué

D’après certaines informations, Sir Rogers avait averti le nouveau gouvernement indiquant que les pourparlers d’un nouvel accord commercial et politique entre le Royaume-Uni et les autres pays de l’Union pourraient durer dix ans.

Cette information avait fait la une des médias britanniques, où les pro- brexit critiquaient le pessimisme prononcé de M. Rogers, un comportement qui le place dans une mauvaise posture par rapport à une première ministre qui réitère son vœu de trouver une bonne entente avec l’Union.

Il a proposé des conseils qui n’ont pourtant pas offusqué l’UE qui dispose d’une dizaine de spécialistes qui travaillent dans les pourparlers commerciaux avec différents pays et où il est souvent reconnu que pour clôturer un accord de libre-échange, même basique, il faut au moins attendre entre trois et cinq ans.

Seb