Oppressé, AIG fait plaisir à ses actionnaires et se restructure

L’assureur américain AIG va partager 25 milliards de dollars à ses actionnaires et annonce des économies et des cessions d’actifs pour essayer de relâcher l’étau d’investisseurs actifs qui sollicitent sa disparition.
Peter Hancock, le directeur général, a promis mardi une gamme d’initiatives stratégiques pour tenter d’obtenir le soutien de plusieurs actionnaires et sauver son poste face aux attaques des milliardaires Carl Icahn et John Paulson.

Partage de 25 milliards aux actionnaires

M. Hancock annonce qu’il va offrir 25 milliards de dollars aux actionnaires dans les deux années à venir, sous la forme de dividendes et de rachats d’actions. Cette somme ne considère pas les 12 milliards de dollars qui leur seront offerts au titre de 2015.

Pour y arriver, il compte faire essentiellement des retraits et diminuer la voilure dont une première série d’économies de 1,6 milliard dans deux ans.

AIG va aussi créer un portefeuille dans lequel vont être placés des actifs tirés de la crise financière de 2008 (legacy portfolio), qui seront soit cédés soit affaiblis. Des polices d’assurance en échange des responsabilités environnementales des travailleurs font partie surtout des « bagages ».

Allègement de l’activité pour plus rentabilité

Le pôle d’assurance hypothécaire ou d’assurance-crédit, United Guaranty Corporation (UGC), va par ailleurs devenir indépendant. Ce sont presque 20% du capital qui va être introduit en Bourse, à partir de la fin juin après l’autorisation des régulateurs. UGC, qui a réalisé un bénéfice opérationnel de 464 millions de dollars sur les neuf premiers mois de l’an passé, est valorisé entre 3 et 6 milliards de dollars par les analystes.

Dans le même sillage, AIG va venndre son activité de conseils financiers et de courtage AIG Advisor Group au fonds new-yorkais Lightyear Capital et au fonds de pension canadien PSP Investments pour un montant non divulgué.
« Toutes ces actions prouvent qu’AIG a marqué une avancée importante pour alléger son organisation pour plus de flexibilité et de rentabilité « , se félicite Peter Hancock.