La réforme du droit du Travail est en vue

Ce week-end à l’université d’été du parti socialiste à la Rochelle, le premier ministre a réaffirmé son envie de réformer le code du travail.

codesJugé sombre et inflexible par le patronat français, le droit du travail serait un frein à l’emploi et à la croissance. C’est pourquoi on souhaite depuis quelques années déjà laisser la part belle à la libre décision et à la négociation salarié/employeur. A terme, le gouvernement souhaite lâcher du leste sur les sujets auxquels sont très attachés les français comme les 35 heures ou le taux horaire du SMIC pour encourager le dialogue social et les accords d’entreprises.

En jeu, le nombre d’articles toujours plus nombreux, mais également leur complexité : au final, les salariés mais aussi les petits patrons ont de plus en plus de mal à s’y retrouver. En juin dernier déjà, Robert Badinter et Antoine Lyon-Caen publiait « le travail et la Loi » où ils y dénonçaient « l’obésité » du code du Travail ainsi que la complexité du droit social français qui peut pousser les employeurs à se décourager face à une embauche.

L’idée générale est de privilégier les accords de branches et les accords d’entreprises entre partenaires sociaux et représentant du patronat. L’objectif à terme est d’instaurer assez de flexibilité pour permettre aux entreprises de déroger au droit du travail dans le cadre d’une limite bien définie.

Tout le monde s’accorde à dire qu’il est temps de dépasser le classique affrontement gauche / droite entre protection du salarié et libéralisation du droit du travail pour le bien-être du salarié.