Justice – Côte d’Ivoire : Ouverture du procès de Laurent Gbagbo devant la CPI

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L’ex président de la Côte-d’Ivoire, Laurent Gbagbo a plaidé non coupable jeudi lors de l’ouverture de son procès face à la Cour pénale internationale, cinq ans après des violences qui avaient éclaté après les élections qui divisé le pays.

Des affiliés toujours mobilisés

Des centaines de supporters de l’ancien-président s’étaient déplacés et chantaient jeudi matin pour le soutenir devant le bâtiment de la CPI, affichant des écharpes, chapeaux et autres pompes aux couleurs de la Côte d’Ivoire : vert, blanc et orange. Venus d’Europe ou d’Afrique, émigrés ou pas, un seul slogan était entonné : « Libérez Gbagbo ! » « Procès de la honte ! » « Gbagbo président ! » répétaient-ils accompagnés par des tambours, se réchauffant dans la fraîcheur matinale de la Haie.

L’ancien président ivoirien est accusé d’avoir suscité une campagne de violences pour essayer, de garder le pouvoir. Charles Blé Goudé aurait, dirigé des hommes qui ont tué et violé plusieurs personnes en vue de permettre à l’ex-chef de l’État de rester au pouvoir. Mais le camp Gbagbo, déclare que celui-ci est un défendeur du multipartisme et la France, vieille puissance coloniale, est l’instigatrice de ce « complot » qui a provoqué la chute de ce grand nationaliste.

instrumentalisation politique du procès

Ce procès qui a été maintes fois reporté il est attendu que ce soit du côté du président actuel, Alassane Dramane Ouattara que par celui de Gbagbo. En Côte d’Ivoire, dans les abris des deux accusés, des écrans géants ont été mis en place pour que la population puisse suivre les instructions. Face à la CPI, les partisans de M. Gbagbo ont leur vérité. « Notre rêve de voir notre président être libéré commence aujourd’hui », affirme Marius Boué à l’AFP. Quant au juge président Cuno Tarfusser a averti contre toute « instrumentalisation politique » du procès, qui repose sur un conflit face auquel, ce pays d’Afrique de l’ouest est divisé.

Laura