Corruption: les pays émergents, Brésil premier de la liste, inquiètent Transparency International

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L’ONG Transparency International est inquiétée par les puissances économiques émergentes. En fait, d’après son rapport annuel sur la corruption dans le monde, publié mercredi, le Brésil et la Malaisie sont pointée du doigt.

« Tous les BRICS (le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud), les pays prometteurs de l’économie mondiale, sont touchés et ont une note située en-dessous de 50 dans notre index », a souligné à l’AFP Robin Hodess, directrice de recherche au sein de l’ONG basée à Berlin.

Chaque année, Transparency International (TI), ONG installée à Berlin, dresse un « Rapport sur la perception de la corruption », une estimation (reposant cette année sur 168 pays) sur une échelle de 0 à 100, qui classe les pays en partant du plus corrompu au plus pur.

Un travail reposant sur 12 organismes internationaux

Ce travail repose sur des chiffres collectés par 12 organismes internationaux, dans la liste desquels on trouve la Banque mondiale, la Banque africaine de développement ou encore le Forum économique mondial.

Cette année, le Brésil « est le pays qui a marqué la plus forte baisse dans le classement: il a baissé de 5 points et de 7 places et se retrouve désormais à la 76e place », d’après le rapport.

Le scandale Pétrobas indexé

Le scandale Petrobas et l’orage politique qu’il a occasionné ont eu « un impact impressionnant », a expliqué Mme Hodess.

La compagnie pétrolière publique aurait corrompu pendant des années au moins 25 députés, six sénateurs et trois gouverneurs, particulièrement dans le camp du gouvernement, aux mains du Parti des travailleurs.

La Russie 119e devance la Chine qui se retrouve à la 83e place, l’Inde à la 76e et l’Afrique du Sud à la 61e.

En Asie, les accusations de corruption contre du Premier ministre de Malaisie, Najib Razak, ont aussi attiré l’ONG.

En 2015, la Malaisie qui occupe la 54e place « a de nouveau baissé et cette affaire explique le fait que si certaines décisions ont été adoptées, l’idée de s’attaquer aux racines de la corruption ne sont pas accompagnées d’une volonté politique satisfaisante », a détaillé à l’AFP Samantha Grant, coordinatrice Asie pour TI.

Laura