Les Bourses en attente du discours de la présidente de la Fed

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La bourse de Paris a terminé sa journée en baisse mercredi avec -0,72%, vu que les investisseurs étaient étonnamment prudents avant la publication de la conclusion de la réunion de la Fed, la dernière réunion de l’année.

Le CAC40 a perdu 34,63 points à 4.769,24 points, dans un volume de transactions de 3,7 milliards d’euros, alors qu’une journée avant, il avait connu une croissance de 0,91%.

La place boursière de Londres a baissé de 0,28%, celle de Francfort a régressé de 0,35% ; alors que l’Eurostoxx 50 a enregistré un recul de 0,77%.

Le titre de la Bourse de Paris a commencé la journée en baisse et n’a pas pu modifier sa lancée après, car les investisseurs perdait confiance alors que nous étions à quelques heures de la clôture de la dernière réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) de l’année, une réunion dont les conclusions étaient très attendues.

« Le marché est expectant, car il est question ici de l’ultime réunion de l’année. Il s’agit aussi du premier communiqué officiel de la Fed après la présidentielle américaine », détaille à Frédéric Rozier, conseillé de gestion chez Meeschaert Gestion Privée à l’AFP.

« Ce rendez-vous occupe une place importante, il pourra certainement être déterminant pour l’ensemble de la politique de la Fed l’année à venir » précise-t-il.

Pour les analystes, les taux directeurs de la Fed allaient être relevés d’un point, car depuis décembre 2015, la Fed n’a plus jamais revu ses taux à la hausse, ce qui pouvait être le signe d’une standardisation monétaire. Ceux-ci s’attendent également au discours que prononcera la présidente de la Fed Janet Yellen, après la fermeture des marchés européens, qui concentrera les investisseurs.

« Le marché prend de l’avance de deux à trois augmentation de taux par la Fed l’année à venir à cause de la politique de Donald Trump délibérément inflationniste », indique M. Rozier.

Le grand programme de relance économique que propose de président américain fraîchement élu est en capacité de provoquer une hausse de l’inflation, qui fait partie des indicateurs très surveillés par les banques centrales.

Mais « personne ne peut imaginer que la Président de la Fed puisse arrêter ces anticipations avant que Donald Trump n’entre officiellement à la Maison Blanche en janvier, entendez par là son investiture et qu’il lance ses politiques économiques » souligne M. Rozier.