Biarritz : l’ancien maire Didier Borotra écope d’une amende de 15.000 euros pour des milliers de PV annulés

Le tribunal de Bayonne a procédé à la condamnation mardi de l’ex sénateur-maire centriste de Biarritz, Didier Borotra, à 15.000 euros d’amende pour avoir annulé de façon illégale des milliers de contraventions.
Au cours de l’audience, le 17 décembre passé, le procureur de la République de Bayonne, Samuel Vuelta Simon, avait retenu contre Didier Borotra une peine d’un an d’emprisonnement suivi d’un sursis simple, une amende d’au moins 20.

20000 euros et privé des droits civiques d’une durée de trois ans.

Didier Borotra, 78 ans et maire MoDem de 1991 à 2014, était jugé pour avoir annulé de façon abusive 4.632 PV et l’ancien directeur de la police municipale de Biarritz, Xavier Blaisot, pour avoir fait disparaitre les preuves de ces contraventions entre janvier 2009 et juin 2013. Les pertes pour les finances de la ville sont évaluées à quelque 120.000 euros.

M. Borotra avait contredit relativement ces chiffres mais assuré devant les juges « avoir accompli ce classement » et exigé que M. Blaisot ne « soit plus chargé de cette responsabilité ». D’après lex maire, « comme officier de police judiciaire », il avait ce droit « d’évaluation et de classement ».
D’après le président du tribunal, Laurent Tignol, l’enquête avait montré qu’un ordre avait été donné à la police municipale de ne pas noter méthodiquement certains types de transgressions au Code de la route comme un défaut de port de ceinture, de contrôle technique ou l’utilisation de téléphone portable au volant.

« J’ai voulu clairement servir la population, sans m’enrichir personnellement, en voulant être juste et adéquat », avait déclaré Didier Borotra.

Relaxe sur un seul chef…

Le tribunal l’a reconnu comme étant coupable mardi de « déduction, malversation ou désintégration des biens d’un dépôt public par le dépositaire » et « ingérence dans une fonction publique » et l’a condamné à payer 20.000 euros d’amende dont 5.000 euros avec sursis
.
Par contre, le tribunal, la relâché d’une troisième accusation concernant « prise de mesure suivie d’effet contre l’exécution de la loi par dépositaire de l’autorité publique », et n’a pas suivi les saisies du procureur sur une peine de prison ou de privation des droits civiques.